being someone
What I wanted to live
Or will I just leave
To see other bees
This is my last chance to be someone
As I can never be one of them
Neither would I find my man
All I can get is a flower's stem
Even when I try of not thinking
Of what would happen next
I try to forget by drinking
So I wake up in a badder context
Sometime I just feel like it is time to leave
To see if I can get any chances somewhere
Here I can't reach anything, perhaps there I can achieve
The unknown is frightening, I know I should beware
I am more afraid of being no one in here
Of keeping looking of myself by hanging out
Living till there's nothing to drink, till the fade out
To another story where I wouldn't be in, my dear
'Cause there's no reason to keep me in this world
When all I can see is the failing of myself, what's next ?
I can't say I still expect
All I can see if the storm of life make me whirled
Semaine de cadeaux, semaine de chaos
Chère population belge,
Nous sommes à la dernière semaine de cours de l’année, la première de blocus pour certains, bref, notre dernière semaine pour aller chercher nos cadeaux de Noël. Pourtant cette semaine est aussi une semaine de chaos. Non, je voulais une semaine de cadeaux, pas de chaos, vous vous trompez de mot.
Nous réduisons la chance de vivre dans cette société en cette semaine infernale. Regardez donc par vous même, nous avons à manger, à boire, à penser. Comme tout contrat, il y a du donnant-donnant. Pour tout ce dont nous avons droit, nous devons travailler pour l’Etat, et quoi si l’Etat ne sait plus nous donner à manger, à boire, à penser ?
Alors elle cherche une solution et nous sommes tous sourds à vouloir l’entendre. Continuons dans notre luxe quotidien et vos voisins se multiplieront pendant que la quantité de besoins elle, stagnera. Pouvez-vous réellement vivre dans votre confort individuel pendant que vos voisins crèvent ?
Aujourd’hui, c’est ce qui se passe. Les pensionnés sont en train de subir cette crise financière. Ils ont du mal à subvenir à leur besoin et vous, tout ce que vous pensez, c’est à améliorer votre pension, qui sera encore plus médiocre que la leur.
Le service public se met en grève : l’enseignement, l’aéroport, les transports,…bref, il y a bien de quoi rester bloqué chez soi. Et tout ça pourquoi ? Parce que l’Etat nous dit qu’il ne sait plus protéger tout le monde. Elle nous propose une solution qui déplaît : reporter l’âge de la pension. Réalisez vous réellement ce que cela veut dire ?
Mon arrière grand père est mort à 70 ans, mon grand père à 73 ans, mon père lui, est toujours en vie, et, d’après les pronostics, vivra encore longtemps, plus longtemps que son propre père. Les gens vivent plus longtemps. A l’âge de 3 ans, nous allons à l’école maternelle, à 8 ans, nous sommes à l’école primaire, à 12 ans en secondaire, à 18 ans à l’unniversité, et 25 ans nous cherchons du travail.
L’Etat a déjà essayé l’option de prolonger les études, de 4 ans, nous sommes passés à 5. Nos années universitaires ne peuvent se prolonger indéfiniment. L’Etat a aussi besoin d’effectifs prêt à travailler et à remplir les caisses.
A 60 ans nous sommes pensionnés….35 ans de carrière. 35 ans où un homme peut nourrir sa famille, offrir des cadeaux de Noël et participer à la cotisation sociale. 35 ans pour un seul homme, plus 35 ans d’un autre et puis d’encore un autre, quand la moitié de la population est soit aux études soit pensionnée. Ce n’est pas assez!
La solution proposée est alors de prolonger les 35 ans à 37, ce ne sont que deux ans de plus pour des années de personnes vivantes sur le compte des salariés. 37 ans de carrière ne suffira toujours pas, mais au moins, ce sera un début.
De toute facon, les années libres resteront inchangées, et même, elles augmentent. Nous ne vivons pas 2 ans de plus mais bien 10 ans de plus que l’époque de nos arrières grands parents. Ce n’est pas le fait de travailler encore 2 ans qui nous feront perdre des avantages. Au contraire, nous gagnons 8 ans de pension, de quoi manger, boire, penser et acheter des cadeaux de Noël plus longtemps. De quoi nous plaignons nous encore ?
Pour cette chance que nous avons, de vivre plus longtemps avec les moyens financiers pour le faire, nous faisons une grève de 3 jours, dont un jour de grève générale qui nous cloisonne chez nous. Est ce que ça en vaut vraiment la peine ?
Je ne suis pas d’accord avec tout ceux qui nous obligent à faire grève. L’Etat a le droit et a raison de le faire, de pousser l’âge de la pension à 2 ans plus loin, et encore, 2 ans, ce n’est rien.
Tout le monde dit que la société doit changer pour s’améliorer, pour que plus de gens puissent vivre sans problème financier. Lorsque des changements se font, ils râlent, et manifestent jusqu’à ce que l’accord tombe. Que voulez vous ? Améliorer la société ou rester dans ce que vous connaissez ? Pourtant, nous évoluons, et nous ne pouvons vivre dans un monde qui ne change pas. Respectez cela, et surtout, respectez ceux qui préferais une semaine de cadeaux, plutôt qu’une semaine de chaos.
Marie
Discussion avec l'ici bas
- Bonsoir, ca faisait longtemps que je ne t’avais plus dans le coin
- Bonsoir…
- Pourquoi viens-tu me voir cette fois ? Il me semblait que tu avais compris la leçon
- Apparemment pas assez, puisque je suis de nouveau ici
- Un jour, je viendrai te chercher, mais pas ce soir, ne t’inquiète pas, ton moment sera venu. Je te l’ai déjà dit, il n’est pas utile de venir jusqu’à moi. Mon frère s’occupe de toi là bas en haut.
- Je ne le connais pas, je ne le vois pas. Je suis là parce que je veux rester ici. Tu aurais dû me garder la première fois que je suis venue. Ces années passées sans te voir ne m’ont rien apportée d’autre que l’envie de te revoir.
- Pourtant, je t’observe. Et même si les tentations étaient parfois grandes, tu as tenu le coup. Tu peux encore tenir.
- Ce n’est pas la première fois que je tombe
- Ni n’est elle la dernière
- Ne vois tu pas que j’en ai marre ? De sentir ses larmes prêtent à couler, de sentir ma peau rigide et de ne penser qu’à toi
- Je le vois, je le sens, mais je ne veux pas encore de toi dans mon monde. Je te vois t’amuser à cette heure ci les autres jours, pourquoi ce soir viens tu jusqu’à moi ?
- M’amuser ? Boire jusqu’à oublier tout ce qui se passe, entendre les amis de la guindaille raconter ce qui s’est passé, avoir mal à la tête a essayer de se rappeler soi même ce qui s’est passé; se réveiller le lendemain matin dans les bras d’un homme, différent chaque soir, voila à quoi se résument mes nuits. Je continue à vivre en faisant comme si toutes ces nuits n’étaient que des histoires d’une nuit.
- Tu ris, tu jouis, je ne peux pas prendre quelqu’un comme ca
- Sous l’effet de quelques verres d’alcool, jusqu’au verre de trop
- A ce moment là, alors, tu me reverras, mais ce ne sera pas pour longtemps.
- Ne pars pas, je te demande encore
- Tout ce que tu veux, je ne peux pas te le donner. Reste dans ton monde, ton heure viendra
- Tu es le seul qui peut m’assurer protection, oubli, réconfort, tout ce dont j’ai besoin chaque jour où je respire
- Un jour tu trouveras tout ça dans ton propre monde et tu seras alors réellement en vie. A ce moment là seulement, tu comprendras pourquoi je continue à t’observer sans jamais te prendre.
- J’ai déjà entendu ça, je n’ai plus besoin de mensonges, j’ai seulement besoin de toi
- Tu m’as déjà trop appelé, je me suis trop approché, maintenant, c’est à toi de comprendre ce que c’est que d’exister. Un jour, nous nous reverrons, ne t’inquiète pas.
Liège: c'était à côté
Comme chaque soir, je regarde le JT, comme chaque soir, le présentateur annonce une fusillade en Afghanistan, en Egypte ou en Libye. Comme chaque soir, je regarde ça comme si c’était un film…
Et pourtant ce soir, le présentateur a annoncé une fusillade en Belgique, à Liège. Les meurtriers sanglants se rapprochent de nos portes.
Panique, les GSM sonnent, les statuts Facebook ne parlent plus que de ca, et pourtant, personne n’y comprend rien.
Les informations sont confuses, multiples. Chacun tente de joindre le centre de crise immédiatement alors qu’il a été mis en place que quelques heures plus tard.
Le présentateur donne le numéro, l’info circule sur Twitter, puis sur Facebook et c’est le centre de crise qui se retrouve assailli.
Pendant ce temps, j’essaie de comprendre, je lis sur les sites internet d’information en ligne, eux aussi sont saturés. La Libre nous redirigeait directement sur l’article concernant l’affaire, quant aux autres, je tentais tant bien que mal d’y repérer une quelconque information.
Ensuite, c’est le décompte : 75 blessés et 3 morts, mais le bilan s’alourdît, un 4e mort a été signalé. De plus, on aurait retrouvé la femme de ménage morte dans le hangar du meurtrier. Elle aurait été tuée avant le massacre de la place St Lambert.
Alors de nouveau on essaie de comprendre. Que s’est il passé ? Pourquoi ce spectacle, tant convoité aux JT, se déroule-t-il aujourd’hui en, direct, sous nos yeux ? Comment cela est-il possible ?
Ces questions nous tourmentent. Enfermés chez nous, nous n’osons point mettre le bout du nez dehors. Nous questionnons la société. Ceux qui ont eu la chance de s’en sortir sans une égratignure ont tout autant été choqués par la situation.
J’étais loin, à Bruxelles, et pourtant, c’est comme si c’était à côté. Solidarité belge ? Peut être, mais surtout, je me dis que ca aurait très bien pu se passer ici, en bas de chez moi.
Les frontières se sont brisées. Il n’y a plus de pays en guerre, en manifestation permanente. Désormais, on prend conscience que les attentats peuvent avoir lieu n’importe où.
On aurait pu s’en rendre compte lors des attentats à Manhattan, et pourtant, même si les Etats-Unis était un pays idéalisé, l’attaque a eu lieu de l’autre côté de l’océan.
Ensuite, il y avait eu des attentats à Londres, en Espagne et encore une fois, nous nous disions que c’était loin car une fois qu’on était sur place, il n’y avait déjà plus rien.
Là bas à Liège, nous y allons tous les jours, une fois par semaine, une fois par mois, occasionnellement, mais nous y allons. Nous connaissons la place St Lambert, certains même, ont des contacts parmi les témoins de l’attaque.
On dit souvent qu’on ne peut croire que ce qu’on le voit. Maintenant nous croyons aux attentats, une fois que nous l’avons vécu. Nous réalisons enfin que ce que l’on voit tous les soirs au JT peut aussi se dérouler juste à côté de chez nous. Après cette fusillade, nos regards et nos oreilles que nous tendons vers les reportages ont changé. L’effet de spectacle laisse place à un effet de peur, le temps que la cité Ardente se relève.












